Journal de bord !

Aujourd’hui, Jeudi 24 Mars 2025,

 

Je me nomme CARPENTIER Valentin et je suis un soldat américain en territoire ennemi : l’Irak….

 

Mon unité et moi, sommes dans la banlieue de Bagdad, l’une des zones les plus meurtrières du pays. 

Aujourd’hui, a eu lieu l’une des journées les plus sanglantes de ma campagne. Et pourtant nous déplorons aucune perte humaine dans notre camps, vous allez vite comprendre pourquoi.

 

Au lever du soleil, nous recevons l’ordre de nous diriger vers une déchèterie abandonnée car, selon les drones predator, une forte concentration de population est illégalement présente sur se site. Nous prenons notre char, équipé de 5 mitrailleuses complètement autonomes. Sur la route, le climat devient de plus en plus hostile, nous décidons de mettre en route le pilotage automatique, et nous allons nous mettre à l’abri dans la chambre blindée située à l’arrière du véhicule. Nous laissons donc à l’ordinateur du char, l’entière responsabilité de nos vies. Quelques minutes passent sans aucun bruit suspect, mais soudain nous entendons nos mitrailleuses tirer, nous sentons à peine le tir de mortier que nous venons de subir. Les tirs cessent, nous décidons de sortir, voir l’ampleur des dégâts. A vue d’œil, la zone est déserte, mais nous recevons de nos drones des indications contraires. Nous suspectons fortement que la déchèterie est piégée, nous envoyons donc plusieurs robots démineurs à la recherche de nos pires ennemis : les bombes déclenchées quand nous passons un rayon laser. Après quelques désamorçages, la zone est complètement sûre de ce point de vue. Nous quadrillons la zone, les derniers intrus sont dans le bâtiment situé à l’ouest de la déchèterie. Nous programmons Rise, notre célèbre compagnon pour qu’il aille sur le toit du petit immeuble déposer notre « robot souris » afin qu’elle nous envoie les images de l’intérieur. Quelques minutes plus tard, nous avons enfin les images en direct, et nous nous rendons compte qu’ils détiennent un otage américain. Les irakiens prient au piège n’ont plus le choix, ils doivent attaquer. Nous n’avons plus de temps à perdre, nous déployons 4 tourelles autonomes. Mes compatriotes et moi-même, allons sur les toits voisins afin d’être utiles, comme snipers. Nous envoyons, avant cela, notre compatriote BigDog lancer quelques bombes étourdissantes. Le combat fait rage, mais les irakiens tombent un par un. Tous nos robots sont en place, jusqu’au moment où un kamikaze avec une grenade fait exploser une des tourelles. Le choc de l’explosion a dû être ressenti à des kilomètres à la ronde. Les douilles cessent enfin de tomber sur le sol. Les drones affichent 2 présences humaines, nous décidons alors d’aller sauver cet américain, notre frère, et d’emmener avec nous un robot négociateur, conscient de ce qui nous attend dans la pièce. Les robots démineurs passent avant nous pour éviter tout risque d’explosion, nous sommes au 4ème et dernier étage, nous apercevons le dernier rescapé avec une arme de poing sur la tempe de notre confrère. Le robot négociateur entre alors en scène, après quelques dizaines de secondes, le robot estime à 10% la probabilité que l’otage soit libéré, nous avons donc l’autorisation d’ouvrir le feu mais aucun de nous ne pouvait atteindre le preneur d’otage sans toucher la victime, je pris alors l’initiative, faute de temps,d’installer un robot sniper doté d’une précision incroyable. Nous entendons un énorme coup de feu et nous voyons s’écrouler l’irakien. Un « robot docteur » alla soigner l’otage. Nous évacuons ensuite le site et nous recevons l’ordre de tout faire exploser : nous confions la tâche au drone prédator. De retour à notre base, nous entendons une spectaculaire explosion, la déchèterie est rayée de la carte. 

 

 

Voilà comment s’est déroulée cette opération, aucune victime dans nos rangs. Quelques années auparavant, j’ai eu le même genre d’opération à effectuer mais cette fois ci nous étions que des humains, aucun robot dans les parages, bilan : j’ai perdu les trois quarts de mon unité et l’otage a été exécuté.

 

L'otage et nous devons donc la vie aux robots. Maintenant revenir en arrière serait impossible, l'humanité a trop besoin des robots.